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PEUT-ON VIVRE UNE VIE DE RÊVE DANS LES PRESSIONS ?

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une vie de rêve dans les pressions
Photo by Jeremy Bishop on Pexels.com

Avoir une vie de rêve, ce n ‘est pas un rêve.

Cet article participe à l’événement inter blogueurs “ Créer sa vie de rêve” organisé par FRIC AU FEMININ sur lequel il y a deux articles que j ‘aime particulièrement :

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LES PETITES CHOSES QUI FONT UNE VIE DE RÊVE

Je suis née dans une vallée. Dans une maison ou les murs sont fait de paille et de terre.

Dans une soirée d’ automne, juste 5 mois après l ‘indépendance de mon pays…

A l’époque, ma mère nous cuisinait le riz dans une casserole en fonte avec du petit bois ramenés par mes soeurs. On avait une cuisine dont les murs ne sont que de fines tranches de bambou séché et tressé.

Les beaux jours, les rayons de soleil y passent.

En Hiver, ou il faisait tellement froid, le feu était un trésor. On aimait bien rester à côté du feu pour faire cuire des patates douces dans le centre mélangés avec les braises.

Nous ne savions pas ce que c ‘était un chauffage.

L’été ou j’ai gouté la première glace de ma vie, faite qu’ avec de l’eau et du sucre roux, qu’est ce que c ‘était bon. Je n ‘avais pas encore 8 ans.

DES HERBES ET PETITS CAILLOUS FACONNENT MES PETITS JOURS DE RÊVE

Je n’avais aucun jouet, à part une poupée en plastique trouée derrière sa tête. L ‘image de cette poupée est encore bien nette dans ma tête.

Avec les enfants du quartier, on cherchait les petites herbes et les petits cailloux pour créer des jeux.

Les jours le pleine lune, on se rassemblait dans la cour de notre maison, jouait, éclatait de rire sous la super lumière argentée.

Ces petites soirées font partie de ma vie de rêve d’ adolescente.

SANS VIANDE, LES REPAS RESTAIENT DELICIEUX ET LA VIE DE RÊVE N’ EST PAS ABIMEE

Alors, peut-on vivre une vie de rêve quand on n ‘a pas de bons moyens?

Oui.

On n’ avait pas souvent de viande dans les repas. Je me souviens, parfois, j ‘avais un bol de riz chaud mélangé avec du gras fondu et peau séchée, un peu de sauce poisson, qu’est ce que c’était bon.

C’est le repas le plus simple, mais jusqu’à maintenant, quand j ‘ai l ‘occasion d ‘en manger, j’aime toujours. Ce n ‘est pas qu’un simple repas. C’est le symbole de toute une génération dans mon pays.

EST CE QUE LA VIE DE RÊVE EST ETOUFFANTE QUAND ON EST PAUVRE ?

Quand j ‘avais 8 ans, ma famille a déménagé vers la capitale. La boite de mes parents nous a distribué un appartement de 12m2, pour 6 personnes. Le sol est en terre. Les murs sont faits de fines tranches de bambou tressées comme ceux de notre cuisine à la montagne pour séparer les appartements.

A Hanoi, j ‘ai découvert l ‘odeur de l’ égout. les fils d ‘éléctricité sont mélangés comme des pelotes de laines sans pouvoir les déméler.

Au lycée qui était à 5km de chez moi, je m’y rendait à vélo. Il y avait des jours ou je restais manger dans un tout petit restaurant. je n ‘avais que l ‘argent pour manger un bol de vermicelle avec une sorte d’escargot d’eau. Les desserts étaient rarement abordables, un pot de yaourt maison. J’en salive aujourd’hui encore quand j’y repense.

L’ENVIE D’ AVOIR UNE VIE DE RÊVE ETAIT UNE IDEE LUXEUSE

A l’université, j’avais une envie d’aller faire mes études à l ‘étranger mais au fond de moi, je savais que c ‘était une envie luxueuse. La somme de 4000 euros pour pouvoir vivre pendant les années d ‘études en France était égale à 100 million de Vietnam dong, une somme impossible à reunir pour mes parents.

Je gardais cette envie quelque part dans mon esprit. Chaque fois, elle repasse dans ma tête, elle me donne un sourire chaleureux.

AIDE TOI TOI MÊME, LE DIEU T’AIDERA A SON TOUR

Mais, l ‘univers m’ avait écouté. Je vais enfin pouvoir venir en France pour faire mes études deux semaines après mon anniversaire après tant de difficultés.

Je suis à Paris par mes propres moyens, sans que mes parents doivent payer un seul centime.

Un rêve inimaginable enfin réalisé.

J ‘ai visité la cathédrale de Paris que j’avais imaginé au travers du Quasimodo de Victor Hugo dès mon arrivée.

Mon rêve de passer le doctorat de Journalisme commence.

Mais les cours en amphithéâtre n’étaient ni aussi faciles que j ‘avais imaginé, à cause de barrière de la langue, ni aussi poétiques que la lumière de la lune au parc de Luxembourg., à travers laquelle, je suis allée en cours à Pantheon Assas.

L’ IMPASSE SANS ISSUE, LA VIE DE RÊVE S’ EST BRISEE

Je n’ai pas poursuivi les études. A cause de cela, le renouvellement de mon visa a été refusé.

Je ne voulais pas quitter la ville que j ‘aime tant, avant même d’y venir.

J ‘étais en face d’une impasse sans issue.

LA VIE AIME CELUI QUI AIME LA VIE

Mais la vie nous réserve presque toujours une surprise au bon moment.

L ‘univers m ‘avait offert le cadeau le plus grand de ma vie.

Il pèse plus de 70 kg, il fait presque 1m80, il a les yeux bleus.

Vous être en train de deviner que:

Oui, c ‘est mon mari actuel.

Il a été mon sauveur.

Mais vous savez quoi ?

Je suis une tête de mule comme il le dit souvent.

Je ne voulais pas qu’il soit mon sauveur.

Il est plus jeune que moi.

Dans ma tête, depuis toujours, je ne voulais jamais être en couple avec un homme plus jeune que moi.

Bah, voila, il ne faut jamais dire : JAMAIS. N ‘est ce pas ?

Mais la simplicité chez lui me faisait tourner la tête.

On s’est marié après.

LA VIE CHANGE, LA VIE DE RÊVE AUSSI

Après la naissance de ma fille. Je suis devenue une femme au foyer. Je n ‘ai plus d ‘activité professionnelle.

Je voulais consacrer beaucoup de mon temps pour ma fille en voulant avoir une activité.

Je cherchais et finalement trouvé ce qui me plait.

Mais les années de covid y ont mis fin.

En sortant de ces années que beaucoup de monde se souviendra pour longtemps. Je voulais trouver quelque chose qui dépend de moins de circonstances.

Pour pouvoir faire cela, je me suis formée en Neuroscience, en Ecriture et beaucoup de Développement personnel. Mes connaissances sur les émotions me permettent de me transformer en profondeur. Vous pouvez en savoir plus en lisant cet article.

https://avoir-une-bonne-relation.com/articles/

Je profite des moments présents avec mes enfants. Je vis dans la gratitude.

Je suis contente avec tout ce que j’ai au lieu d’être déçue de ce que je n’ai pas encore.

Je me réveille tous les jours avec mes projets dans la tête. J’y pense.

Je réalise de tout petit pas sans me mettre de pression.

Je veux réaliser mes projets. Cela est sur mais plus à tel point que je perds l’équilibre jusqu’à la dépression.

Je comprends bien que quand on se projette trop dans le futur, nous perdons les moment précieux du présent qui ne revient jamais.

En s’accrochant trop aux ambitions, nous oublions de vivre.

Ce n ‘est pas comme cela que l’on peut réaliser une vie de rêve.

On ignore les petites choses qui arrivent dans notre vie et la rendent savoureuse.

Je ne réalise pas encore mon plus grand rêve et je décide d’y aller avec la sérenité sans perdre le présent.

 » La vie, sans le temps de vivre, perd tout son sens « 

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Cet article a 5 commentaires

  1. jouvenon

    Merveilleux article ! merci pour cette très belle contribution. Je découvre avec émotion ton histoire touchante. Et oui, le bonheur est dans les petites choses et dans la gratitude du moment présent. Parfois les choses ne sont pas possible à un moment et elles le deviennent ensuite … Et la paix intérieure n’a pas de prix.Merci à toi !

  2. Marlene

    Merci pour ce récit touchant. Comme quoi, rien n’est impossible et il faut savoir faire confiance à la vie… 🙂

  3. Merci pour ce témoignage émouvant, qui remet les choses à leur place !
    Nous avons une vie de rêves sous bien des aspects, et nous ne le savons pas. Ou plutôt nous l’avons oublié.
    En prendre conscience permet de relativiser bien des choses, merci pour ce cadeau !

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